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Murmure frivole dans l'obscurité du temps

samedi 5 décembre 2009

Eloge de la faim

Manque. Élancement et passion. Dieu sur la lancée des hommes découd mon corps vidé, jongle avec mon cœur… dithyrambe de la faim des grands espaces, et des silhouettes découpées sur la route. J’ai gravi les charniers jusqu'à ton corps, pour le découvrir vide et flouté.
Modèle et échecs, édifiés d’amour a sens unique, d’amour sur joué, d’amour embarcadère… j’ai couvert son ombre de mes bras, retrouvé son image dans le fracas du quotidien, entre les foules aveugles et moites. La tête renversée dans l’éther de la fuite, le talon se soulève, frappe l’asphalte, et le hurlement des espaces clos me creuse la poitrine. [Insomnie des mots d’amour, des mots rêvés, de visages froissés sur ma peau]

don't care ans run away for forget future...

septembre

Retour a l’abondance, au repos de l’âme qui laisse un goût amer et noue le ventre. Peut être aussi les yeux avides qui ont perdus leur couleur ensablées, solitaires ; et le retour du bonheur ordinaire. Les dents qui se rétractent, le cœur qui se desserre entre les bras d’un autre. Plus la force ni d’excuses d’avoir les poings serrés, les rideaux tirés ou de vivre la nuit.

Le bonheur n’a rien d’exaltant, c’est un arrière-goût terne et le ventre qui gonfle. La tête lourde le matin, la façade qu’on y applique plus par habitude que pour cacher l’ébullition furieuse d’antan. J’ai recommencé a porter une montre, a reprendre la notion du temps, des jours qui passent et des heures de sommeil. C’est sur les routes de l’habitude que j’ai traîné mon corps transi, le cœur bondissant, sans avoir à forcer mes traits pour les détendre.

mercredi 13 mai 2009

Fleur de prunellier, pétale de neige. Glissée entre mes lèvres, ventre tendu, soupirs épars. Souffle éperdu dans mes cheveux, inattention et regrets. Je tient a peine debout, empêtrée dans tes remords, collants filés, gorge tarie. Je m’arque sur ton ombre et erre sur ton silence, tu persistes à dénouer mes rêves.
Dans les méandres de ta chair s’effile ma mémoire.
Murmure des corps tièdes, entrecoupés d’éther. Enlisés dans les ombres, folie du désir égoïste.
Frisson d’éternité, abîme noueux des sens, souffle mourant de l’air sur nos mains délacées. Dans l’ombre de ton regard glissent les silences éteints des nuits d’ivresse. Tournoiement des ailes veinées de plaisir aux confins de ma tête. Tabac froid. Bruissement de papier chiffonné: tu ne dis rien et le silence m’étouffe. sous les palpitation de mon ventre écorché, je m’abîme dans ton indifférence et glisse dans mes cheveux les fleurs de tes absences. A l’abri des saules je guette ton ombre sur ma peau tiède, le cœur écaillé de soupirs. Attente brûlante de l’interdit, inaccessible oubli des sens.
Je m’enivre de solitude entre deux cigarettes.

dimanche 10 mai 2009

J’ai la tête vide le matin, le cerveau renversé, les idées hésitantes. Quelques pensées sautillent mollement dans mon crâne embrumé, incapables de se retenir entre elles, éclatant pour en laisser d’autres éclore.
J’ai la tête pleine de bulles de savon…
Avancée titubante des idées brumeuses, écho hésitant des murmures sur les parois de mon crâne ensablé. Elle joue de la batterie sur mon cerveau, explose sous mes paupières et palpite sous mes paumes. Somnolence, les couleurs tremblent et brûlent mes pupilles nues. Litanie des soupirs, aspiration des sens. Mon regard tremble et ma tête se consume de promesses d’oubli au parfum d’illusion. Ailes ciselées, gorge en lambeaux. La lune pâle et brumeuse tangue entre mes doigts, le bruissement des nuages se love dans ma tête.
Paroxysme de l’irréel, les alouettes diaphanes se heurtent à leurs reflets.










Lô est un rêve, un nuage dans le ciel,
Elle à la peau des anges et un sourire d’enfant,
Des perles d’étoile dans ses cheveux de miel
Et mon cœur à ses pieds, amoureux et tremblant.
Lô, mon premier amour, le seul qui vaille la peine
De gémir et pleurer pour un seul regard d’elle.
Elle est a peine consciente du trouble qu’elle sème,
Dans les cœurs affolés, les yeux imprégnés d’elle.
Lô c’est l’innocence teintée d’espièglerie,

Un rien provocante et un sourire naïf,
Allongée dans l’herbe humide des prairies
Elle tient mon cœur transi serré entre ses griffes.
Lô; la lumière de nos journées de mai,
Nos pieds dans l’océan et mon regard sur elle,
Les griffures sur sa peau et le sable sur ses plaies,
Le silence, ma bouche contre ses lèvres au goût de sel.
Je crois qu’je n’ai jamais osée lui dire je t’aime
Et lui dire chaque mot qui pesait sur mon cœur.
Lui dire qu’elle est un rêve, une étoile, un poème,

La beauté, le chagrin, la vie et la douceur.