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Murmure frivole dans l'obscurité du temps
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samedi 29 janvier 2011

Appels

Rester, encore. Te servir chaque soirs ta soupe de vie, planquer l'amertume sous l'insouciance. Me fissurer presque à chaque coup -c'est pas grave, hein?- Écouter ton silence, te dire que je n'pleure pas, que je n'pleure plus; rire de ton absence, de ta désinvolture, grimacer sous les mots tendres. Fermer les yeux, juste a peine, juste assez pour se rappeler que l'on s'aime.

samedi 5 décembre 2009

Eloge de la faim

Manque. Élancement et passion. Dieu sur la lancée des hommes découd mon corps vidé, jongle avec mon cœur… dithyrambe de la faim des grands espaces, et des silhouettes découpées sur la route. J’ai gravi les charniers jusqu'à ton corps, pour le découvrir vide et flouté.
Modèle et échecs, édifiés d’amour a sens unique, d’amour sur joué, d’amour embarcadère… j’ai couvert son ombre de mes bras, retrouvé son image dans le fracas du quotidien, entre les foules aveugles et moites. La tête renversée dans l’éther de la fuite, le talon se soulève, frappe l’asphalte, et le hurlement des espaces clos me creuse la poitrine. [Insomnie des mots d’amour, des mots rêvés, de visages froissés sur ma peau]

don't care ans run away for forget future...

dimanche 10 mai 2009

Bruissement.
Chaleur furtive de tes mains brunes. Le murmure ruisselant de ta poitrine entrouverte roule sur mon dos froid. Étreinte hésitante de tes bras durs ; muscles tendus, regard fuyant. Je roule sur le flanc, pose ma tête bourdonnante sur le sol tanguant. Dans l’abîme de ta chair coulent les effluves de ma mélancolie. Absence. Attente désabusée du corps fébrile, éclosion des sens. Je m'empêtre dans mes raisonnements et glisse imperceptiblement le long du précipice. Léthargie fictive, mes yeux d’enfant s’ouvrent sous ta gorge frissonnante (Extase de la frayeur, étourdissement de l’errance.) Et dans mes pupilles virevoltent les bribes de l’innocence.

dimanche 3 mai 2009

La panique dans ses yeux vacille et s'évanouit. Ses pupilles se dilatent, vidées, inexpressives, le sang sur son corps engloutit sa poitrine. Ses larmes dévalent sur ses bras, les soubresauts de son cœur lui donne la nausée. L'or sur ses mains s'évapore et glisse sur son corps écorché. Un nom miroite et s'évapore sur ses rêves de papier, la lumière ne mène pas à toi. Elle espère toujours que tu la retiendra, elle sombre un peu plus chaque jour, les mains tendus vers un vide où elle voudrai te voir. Il est trop tard pour repartir, le chemin mordant contre sa peau s'étire et glisse sur la soie de son corps. L'acier se repend dans sa bouche, la douleur coule et s'apaise sous ses yeux clos, la vibration contre son cœur s'intensifie et coule entre ses doigts. Un sourire éteint flotte un instant sur ses lèvres ensanglantées tandis que le métal s'écoule dans sa gorge, réchauffant peu a peu son cœur épars. La tête vidée, le cœur vague, agonisante et accomplie, elle laisse les étoiles l'envahir. Une dernière goutte de sel brule au coin de ses yeux, l'amertume reprend place sous sa langue, les lames se brisent et les ailes se glissent contre elle. Les larmes sèchent sur ses lèvres, l'éternelle dérive de son esprit la ramène toujours a toi. La lune s'éteint, ses yeux se ferment et s'évaporent.